Le Mot du Maire

henri

Janvier 2017

Nous venons de laisser derrière nous, sans regret, une année 2016 qui, à l’image de la précédente a eu, globalement, un goût amer. De Nice à St Etienne du Rouvray, pour ne parler que de chez nous, les assassins se réclamant abusivement de l’islam ont continué à semer la terreur et entretenu dans notre société un climat délétère qui permet aux populistes de toujours mieux surfer sur la vague du repli sur soi, de l’intolérance et du racisme. Les Anglais, avec le brexit ont quitté l’Europe après une campagne reprenant les mêmes arguments. Si nous n’y prenons garde, il n’en faudra pas beaucoup plus pour « détricoter » l’Europe qui malgré des défauts à corriger, reste notre meilleur espoir d’avenir et préserve la paix depuis plus de 50 ans. Heureusement, en ce qui nous concerne localement, la constitution de notre petite europe à nous : Ternois.com (la communauté de communes du Ternois) a abouti à une organisation plutôt consensuelle. Elle a occupé tout notre temps avec de multiples rencontres et réunions d’échange et d’harmonisation des compétences et des finances. Ainsi, pour répondre à l’obligation qui nous était faite par la loi NOTRe, s’est constitué, au 1er janvier 2017, en un territoire de 104 communes, administré par 135 délégués motivés pour en faire une terre d’avenir au profit des près de 39000 habitants y demeurant. 2017 sera déterminant pour faire adhérer la population au projet notamment en en montrant l’utilité, l’efficacité et ses possibilités de participation comme il sied aux organisations citoyennes. . 2017 sera aussi l’occasion, pour vous, de faire vivre la démocratie. L’élection du Président de la République et des Députés sont des élections majeures et il est du devoir de chacun d’y participer. Je le dis souvent aux jeunes quand je les reçois pour leur remettre leur première carte d’électeur : Votez, pour qui vous voulez, mais votez. Gageons que les choses se passeront avec un engagement citoyen renouvelé en espérant que nos concitoyens sauront choisir le meilleur pour la France et ne céderons pas aux sirènes du populisme, à l’influence des pseudo experts de la télé, aux manipulations des sondeurs et de certains journalistes malhonnêtes qui se veulent faiseurs d’opinion. La France c’est des valeurs d’ouverture, d’humanisme, de solidarité, de laïcité. Il n’existe pas d’être providentiel et la gestion d’un pays et une affaire de longue haleine. Votre choix, vous le ferez en fonction de vos convictions, selon votre degré d’adhésion aux projets. Votez, pour qui vous voulez mais votez ; la démocratie est une chose qui s’use si on ne s’en sert pas. Ne vous laissez pas déposséder de la liberté, faites vivre l’égalité transcendez la fraternité, défendez la laïcité, faites vibrer la démocratie. Bonne année 2017

Henri Dejonghe, Maire d'Auxi-le-Château

 Juillet 2016

Il y a peu, la Coupe d’Europe soulevait l’enthousiasme de la famille imposante des passionnés de football ; avant même sa fin, le mythique Tour de France rassemblait l’immense famille des aficionados du cyclisme le long de nos routes de campagne et de montagne ; demain, les Jeux Olympiques de Rio vont scotcher la famille des millions de Français amateurs de sport devant les postes de télévision ! Sans gommer tout le côté mercantile qui peut s’y attacher, et les quelques débordements, inexcusables mais inévitables, reconnaissons que le sport nous aura donné cette année l’occasion de vivre ensemble ; dans une grande famille nation mais aussi, fort heureusement, la plupart du temps, dans la grande famille monde ; des moments forts qui « font du bien » ! Certes, la fête est plus belle quand il y a la réussite mais ces moments de communion entre humains autour des sportifs sont déjà en eux-mêmes une victoire pour tous. Si faire référence à la famille pour ces circonstances festives peut sembler incongru, c’est parce qu’on oublie souvent l’importance de cette « particule élémentaire » des sociétés humaines, lieu majeur qui conditionne la capacité d’épanouissement de l’individu ; au travers de sa relation avec l’autre et avec la société ; qui lui donne les bonnes ou les mauvaises clefs de son insertion sociale et de sa progression personnelle. Certes, la famille peut cristalliser le repli sur soi et favoriser l’émergence des « clans », mais globalement, elle reste le lieu naturel de l’épanouissement et de l’ouverture. Alors pourquoi ne pas rêver de la famille nation ou mieux de la famille monde. Même si, comme dans tout ce qui touche à l’humain, les choses sont rarement idylliques, l’harmonie reste un idéal que chaque individu cherche à trouver dans la famille, qu’elle soit naturelle ou choisie. Alors, surtout dans un contexte globalement anxiogène, il ne faut négliger aucune occasion de créer et d’entretenir cette harmonie. Bonnes vacances... harmonieuses à tous.

Henri Dejonghe, Maire d'Auxi-le-Château

 

Janvier 2016

Début 2015, après les évènements de début janvier, je vous proposais de nous souhaiter le meilleur pour l’année ! Le meilleur pour chacun de vous, pour votre famille, vos amis, nos concitoyens, notre ville, notre Pays, tous les pays et tous les citoyens du Monde. Il me semble que nous n’ayons guère été entendus ! Alors, sans nous décourager, nous allons renouveler ce vœu pour 2016 ! Les évènements du 13 novembre nous y invitent avec force ! . Mais un vœu, aussi puissant soit-il, a besoin d’être aidé pour se réaliser. Alors, plus que jamais : -Il faut faire vivre la laïcité. La vraie, celle qui est basée sur la liberté de conscience, l’égalité des droits, qui dénie aux dogmes le droit d’intervenir sur le politique. Pas celle qui servirait d’alibi pour de nouvelles exclusions. -Il faut s’accrocher à la devise de notre République : la Liberté – contre l’asservissement, l’Egalité – pour les mêmes droits pour tous, la Fraternité – pour plus de solidarité. Ces trois principes sous tendent l’existence de notre Démocratie ; un Etat régi par des lois qui s’appliquent à tous, conçues pour le bien de tous, et votées par les représentants du peuple, librement élus par celui-ci ! . -Il faut donc aussi réhabiliter la politique. L’homme politique, s’il le mérite ! la politique au sens de la gestion de la chose publique, obligatoirement. Mais chacun doit savoir qu’il ne s’agit pas de déléguer ce pouvoir aveuglément ; et certainement pas à des « prometteux de bons jours » qui auraient la réponse infaillible à tous les problèmes, toutes les frustrations ! Il doit aussi y prendre sa part. -Il faut encore réintroduire de la tolérance, du partage, de l’ouverture d’esprit, de la raison. Ma responsabilité d’élu républicain est de donner, à tous, les moyens d’être des citoyens éclairés, instruits, cultivés, doués de discernement, d’esprit critique ; de mettre en place et soutenir toutes les actions qui concourent au mieux vivre ensemble, qui favorisent la socialisation, la vie démocratique. C’est un devoir « sacré » ! Il n’y a, je crois, que l’éducation et la culture pour lutter contre toutes les formes d’obscurantisme, de risque pour la démocratie, notre société et notre modèle social. Le reste, matérialiste, est certes très important mais on ne peut accéder au bonheur que dans une société apaisée, responsable, valorisante pour chacun et collectivement stimulante. Alors, je vous propose de nous engager résolument dans cette voie, car l’avenir est entre nos mains et il y a urgence ! Tout peut arriver. L’an qui vient ne sera peut-être pas un long fleuve tranquille ! L’avenir appartient certes à celui qui sait manœuvrer dans les rapides et se jouer des écueils, mais il appartient aussi à celui qui sait garder le cap de ses valeurs !

Henri DEJONGHE, Maire d’Auxi-le-Château

 

Juillet 2015

Il y a à peine six mois, pas la peine de se demander qui était l’autre quand vous le rencontriez ; c’était forcément « Charlie » ! L’esprit Charlie soufflait partout et on avait l’espoir de voir notre société guidée par l’envie de partager et de défendre nos valeurs de liberté, d’égalité et surtout de fraternité. On a beau être plutôt réaliste, cartésien et surtout expérimenté, on se laisse aller à l’angélisme avec le risque d’être à nouveau déçu. Et ça n’a pas manqué. Il n’a pas fallu six mois pour que se manifestent à nouveau ; notamment sur les réseaux sociaux, mais pas que ; le communautarisme, le repli identitaire, et l’individualisme qui désormais caractérise notre société. Vous l’avez sans doute remarqué, au hasard de mes articles ou de mes prises de parole, je ne suis pas toujours « tendre avec les réseaux sociaux. Les Facebook et autres Twitter sont de formidables outils de communication qui peuvent créer du lien social et faire progresser notre vie démocratique ; pour peu qu’ils véhiculent des propos réfléchis. La plupart du temps nous en sommes loin et ils ne servent pas à autre chose qu’à déverser de la bile, à fédérer les mécontents ou pire, à initier et conforter des communautés aux motivations sectaires ou nauséabondes. Je comprends ceux qui dans leur utilisation éprouvent une sensation de liberté, qui cherchent les contacts et les utilisent, en toute bonne foi, pour être admis dans une communauté (se rendent-ils compte cependant qu’elle n’est que de façade et que l’image qu’ils donnent d’eux sur leur « mur » ne s’effacera jamais et pourra un jour les desservir - s’ils cherchent du travail par exemple)! Pour être libre, il faut être informé et l’éducation aux médias n’est pas au programme de nos écoles ! Je comprends moins que des élus qui se veulent « responsables », dans l’exercice de leur fonction, se prêtent à ce jeu et souvent fassent chorus avec le premier contestataire venu (j’aime les démocrates, ceux qui ont une vision de la société à proposer aux électeurs, pas les démagogues). Ils oublient que ce qu’il faut craindre avec les réseaux sociaux, si l’on n’y prend garde, c’est que notre société de l’individualisme et du tout de suite évolue inexorablement vers la démocratie d’opinion et d’émotion dont on sait où elle peut nous mener ! Le bon leader sera celui qui dira ce que l’électeur veut entendre et non le porteur de l’intérêt collectif. Avec les réseaux sociaux, comme en toute chose, il faut être maître de son destin et non esclave de son instinct. Mais, Twitter, Facebook et autres, ça reste pas mal pour garder le contact et transmettre les souvenirs de vacances ; alors donnez-vous en à cœur joie ! Et … bonnes vacances à tous.

Henri DEJONGHE, Maire d’Auxi-le-Château